Au fil de sa carrière de pilote, le Français Tom Dillmann a couru avec succès en monoplace, GT et Le Mans Prototype (LMP), avec les titres en Formula V8 3.5 en 2016 et Formule 3 allemande en 2010. Aujourd’hui âgé de 33 ans, le natif de Mulhouse, près des frontières suisse et allemande, peut ajouter à ce palmarès son premier titre en endurance, à l’issue d’une belle saison au sein de l’équipe Racing Spirit of Leman, associé à Alexander Mattschull.
Cette année, le duo franco-allemand a signé à ce jour trois victoires en six courses, dont une lors de la première course Road to Le Mans, suivie d’un podium le samedi en lever de rideau des 24 Heures du Mans. Ils ont décroché le titre à Spa-Francorchamps le mois dernier, forts d’une avance de 34 points impossible à combler sur leurs poursuivants immédiats.
Q : Félicitations pour votre titre Pilotes LMP3 en Michelin Le Mans Cup avec Alexander et Racing Spirit of Leman. Selon vous, quels ont été jusqu’à maintenant les moments forts de la saison ?
Tom Dillmann : « Merci, je pense que les trois victoires sont les grands moments de la saison, avec en tête de liste celle du Mans, sur le circuit le plus prestigieux et le plus plaisant de la saison. »
Q : Cette année, on a vu en LMP3 de gros plateaux et beaucoup de compétition. Vous attendiez-vous à remporter le championnat avec une telle avance alors qu’il reste encore une course à disputer ?
TD : « Je suis venu en Michelin Le Mans Cup avec respect et humilité. Il y a des spécialistes du LMP3, des pilotes rapides et des jeunes qui essayent de percer et qu’on ne doit jamais sous-estimer. Je pense que sur le papier, avec un pilote Bronze performant comme Alex à mes côtés, l’objectif devait être de gagner le championnat. Toutefois il y a beaucoup de paramètres en vue d’une victoire et ce n’est pas écrit d’avance. Donc, remporter trois courses et le championnat à une course du terme démontre à quel point l’équipe et nous-mêmes avons bien travaillé.
« A titre personnel, le plus gratifiant est d’avoir pu rendre Alex encore plus performant. J’ai fait beaucoup de coaching et d’encadrement avec des jeunes pilotes de monoplace en Formule 2 et Formule 3, mais c’est la première fois que mon coaching influence directement mes résultats, ce que j’ai beaucoup apprécié cette année. En Le Mans Cup, l’attention est surtout tournée vers le pilote Bronze, je suis donc là pour l’aider à maximiser ses performances et ensuite aller au bout du travail.»
Q : Vous et Alexander n’avez plus aucune pression par rapport au championnat pour cette dernière course au Portugal. Y aura-t-il des changements de stratégie en vue de cette course ?
TD : « Je crois que nous serons plus détendus. Nous avions toujours le championnat en tête et maintenant, nous savons que nous pouvons juste prendre du plaisir et essayer de gagner cette course sans penser à des compromis. »
Q : Que vous inspire le circuit de Portimão et quel est votre virage favori ?
TD : « Je n’ai jamais piloté ici, à part un test en GT sur le mouillé. Je pense que ce circuit sera tout à fait plaisant dans une LMP3. »
Q : Qu’aimez-vous faire pour vous détendre quand vous ne courez pas ?
TD : « J’aime bien lire, ce qui est en fait assez nouveau. Avant 2021 j’ai dû lire cinq livres dans toute ma vie, alors que maintenant, c’est plutôt 60 ou 70 environ. Et principalement des livres qui ne soient pas des fictions. »
Q : Suivez-vous ou pratiquez-vous d’autres sports ?
TD : « Je suis le Moto GP et la NBA, mais je ne participe à aucun sport en particulier. »
Q : Quel est votre plat favori ?
TD : « Je suis plutôt fin gourmet et en fait, j’ai une liste de bons restaurants proches des circuits ! Mon favori serait probablement un bon japonais traditionnel, ou quelques plats français. »